Je suis un baroudeur
La semaine passé on est reparti pour San Cristobal pour le 15eme anniversaire de l'INESIN. On a été rejoint par Nancy notre cheffe de région et Jacques notre grand chef avec plumes. J'ai profité du voyage pour allé visité une communauté où je devrai faire surement un atelier d'initiation à la menuiserie dans une école. La communauté en question s'appelle Zapotillo et est a 8 heures de route de San Cristobal. Évidement festivité oblige personnes ne peux m'accompagner. Mais pas de problème je suis un baroudeur. Donc, un combi jusqu'à Comitan, puis je saute dans un autre, direction Comalapa, j'attrape le suivant pour Motozintla, et arrivé a Motozintla je demande oú se trouve les pick-up pour Zapotillo. Un baroudeur je vous dit. Il est 11h du mat. Le pick-up pars a 12h... A 13h le pick-up est toujours pas parti, mais ne vous inquiétez pas un baroudeur sais attendre. Vers 13h du monde s'installe dans le pick-up. Par curiosité je regarde la montre d'un vieux bonhomme... Elle indique 12h... Moi perplexe... Moi comprend. Ici on est a l'heure de Dieu, donc 1 heure plus tôt. Ben oui il ne font pas le changement a l'heure du gouvernement ou l'heure d'été. Un baroudeur apprend de ses erreurs. Le pick-up pars vers 13h30 et s'enfonce dans la montagne sur des chemins de terre. Un jeune avais commencé à boire avant de partir et avais continuer durant le début du trajet. Il était accroché a l'arrière. Plus le chemin avançais plus saoul il était. Évidement ça n'a pas manqué, il se casse la gueule du pick-up. Je vous rassure la voiture ne va pas vite sur ces chemins. Il remonte, continue de boire, se recasse la gueule. Le chauffeur décide de pas attendre qu'il remonte et s'en va, le laissant à plat ventre sur la piste. 150 mètre plus loin une patrouille militaire nous arrête et font descendre tout le monde. Je vous laisse devinez a qui ils ont contrôlé les papiers... Donc un soldat m'interpelle “oye guero... a donde vas?”. Traduction “Dis donc blondin, tu vas ou?”. Le terme guero peu être utilisé de façon amical par des commerçants. Dans la bouche d'un soldat armé d'un fusil d'assaut ça l'ai beaucoup moins. Le chauffeur de la voiture était le neveu du menuisier chez qui j'allais. J'avais discuté avec lui, il m'avait offert un jus. Le soldat lui demande:
-“tu le connais le guero?.
-Non. Je suis juste le chauffeur”.
Merci mon pote! T'es un amour! Bon je ne lui en veux pas. Vaux mieux pas se faire remarquer de l'armée... Mais vous savez, je suis un baroudeur. Je montre mes papiers explique ce que je fais là et mon charme et charisme naturel font le reste!
Sur les 6 soldats de la patrouille, un seul est encagoulé. J'ai appris plus tard pourquoi. C'est lui qui tire s'il y a un problème comme ça il ne peut être reconnu s'il tue. Ce petit détail a son importance car revenu d'entre les limbes de l'alcool, notre ivrogne, qui commence de plus en plus a ressembler à un zombi, arrive à notre hauteur. Légère crispation de la part de l'encagoulé. Bon rien de grave et on repart avec notre ivrogne-zombi toujours aussi bourré et toujours accroché à l'arrière. Au bout de 500m l'ivrogne-zombi, s'écroulant sur les autres passagers, le chauffeur s'arrête, le descend et le pose sur le bas coté. Et va pour repartir. Mais tel un zombi Romerien*, notre jeune se lève s'accroche au pick-up. Rebelote le chauffeur le fais descendre et le pose plus loin cette fois, reviens à la cabine et repart. Heureusement un zombi c'est lent... Et cette fois il n'a pas eu le temps de revenir.
Bref je suis arrivé a Zapotillo, j'ai rencontré le menuisier. On a parlé du futur atelier et le lendemain matin a 6h du mat (5h, heure de Dieu), je suis reparti pour de nouvelles aventures. Un baroudeur, je vous dit.
*Romero est le premier réalisateur à avoir tourné un film de Zombi: La nuit des mort-vivants que je vous conseille vivement
Tartine de nouvelles!
Bon j’avais laissé entre les mains de mon tendre et cher le privilège de-vous conter nos dernières aventures… mais probablement que le message a du se perdre sur la toile (si quelques motivés veulent se lancer dans une recherche internet approfondie…).
Ces dernières semaines ont été bien occupées – d’où notre silence radio.
- Côté « medio ambiante » nous n’avons plus été très secoués… en revanche le volcan Popocatepetl, à une soixantaine de kilomètres de Mexico crache ses cendres… j’ai pris l’avion lundi dernier pour le Chiapas et la colonne de fumée était impressionnante… est-ce lié aux troubles sismiques ? quien sabe ! Les autorités ont relevé le niveau d’alerte cette semaine en raison d’un regain d’activité du volcan, qui avait connu en décembre 2000 sa plus violente éruption depuis 1.200 ans. Les cendres vont sur Puebla et non sur le DF, pas de risque d’évacuation pour le moment pour nous.
- Départ de Silas (nos amis) : ça y’est il est rentré aux USA, par chance il nous laisse encore sa femme Bere quelques 2 mois le temps que sa procédure d’immigration se réalise. La maman de Silas, Ramona nous prie de nous joindre à sa prière pour faire avancer les tramites, elle est très remontée, aux dernière nouvelles, non seulement le délai (3 mois de mariage) ne sera pas respecté (bon c’était prévisible) mais surtout il faut lutter contre ce présupposé étasunien qui dit que toute femme mexicaine rêve que d’épouser un américain, du coup elle est soumise, outre l’administratif à un examen médical qu’il est possible de faire uniquement avec un médecin habilité de la frontière (le tien ne vaut pas) à Ciudad Juarez réputée la plus violente du pays…. Il n’y a pas d’option – bref pas étonnant que les sans papier latinos soient plus de 11 mio aux USA, et les nouvelles pour eux ne sont pas bonne (voir http://www.legrandjournal.com.mx/actu-mexique/etats-unis-la-cour-supreme-sapprete-a-examiner-la-loi-dimmigration-en-arizona).
- Visites : Karim et Sarah (ceux qui étaient avec nous en Colombie et qui font leur tour du monde) sont venus nous rejoindre au DF pour les 30 ans de Karim – même si cela n’était pas directement sur leur route – du coup nous avons profité de partager notre dernière fondue et de tuer la pinata dark vador. Une semaine de visites et sorties, de discutions franches et directes en français sans ambiguïtés culturelles !!! un plaisir. Ils repasseront mi-mai avant de reprendre leur avion… en même temps que Dario et sa copine puis viendront Cindy et Seb en fin mai début juin, puis Kelly en fin juin puis papa fin juillet… On adore faire l’auberge espagnol – on se sent un peu dans notre élément !
- Travail : mmm chargé (pour moi du moins), le dernier mois a été marqué par une série d’actions entre préparation documentaire pour la prochaine visite de Nancy (3ème depuis le début de l’année) qui est toujours source de stress pour tout le monde…

J’ai donné un atelier sur la nutrition, profitant de l’apport de Sarah qui est médecin avec les dames de NJ2, du coup j’ai fait pour la première fois du tofu (qui n’est rien d’autre que le lait « coupé » de soya qui n’est rien d’autre que l’eau de cuisson des frijoles de soya « remolidsos, molidos y hierbidos ») et d’autres recettes à base de soya. J’ai appris pleins de trucs du coup ! Prochaine fois on fait l’Amarando !
La tienda (le projet que j’ai accompagné tout l’an dernier) a clôturé cette fois c’est officiel : le stock a été vendu, 25% de l’investissement du SBM rétrocédé et un accord signé avec le pasteur pour qu’il rende les 25% manquants pour honorer son engagement (en cas d’échec, retourner le 50% des sous au SBM) avec le pasteur, question : qui va se charger de contrôler et de lui mettre la pression ??? Sûrement maître L. (hahahah je ris de l’idée), à mon avis on ne reverra jamais rien de ces sous… et il dispose aujourd’hui d’une pièce supplémentaire à sa maison avec toit, catelle, peinture,… communément ce genre d’évènements ça s’appellent « coopération nord-sud » ou « aide au développement ». Je suis un peu sévère car le bilan va bien au-delà de cela, un personne a été accompagnée et pleinement formée, elle est aujourd’hui lider de son église et confiante dans sa charge et cela, croyez-moi dans ce contexte vaut largement l’investissement.
Le jour du départ de nos amis, je suis partie pour le Chiapas, 3 jours pour 4 réunions. J’ai pris l’avion et j’étais dans le même que mon collègue de l’INESIN et sa famille ! Ce que le monde est petit quand-même ! Puis voyage de nuit après 9h-18h de réunions ès 9h-18h de réunions en camionnette (15h30 on a mis) pas confortable et attaque du DIM 4ème session, activité de 3 jours d’atelier que j’aide à coordonner (pour la partie logistique – une partie de plaisir de tout préparer à distance avec des Mexicains !! J’apprends beaucoup et j’étais contente de savoir François au DF pour m’aider), retour avec le groupe hier soir en camionnette pas confortable de nuit au Chiapas (12h cette fois). C’est dès fois ce qu’on oublie c’est qu’ici il faut être mobile. Chaque voyage te coûte plus d’une journée de travail (en heure)… du coup tout est plus fatigant et tu comprends le « manque » de productivité selon les normes occidentales.
Nous allons rester 1 semaine ici à SCLC pour le 15ème anniversaire de l’INESIN qui se fait en grand : 3 jours atelier-conférence-célébration, 150 personnes logées et nourries + visiteurs,… pas mal de boulot en plus de la présence de Nancy à gérer au milieu des préparatifs (gag : une de mes tâches informelle de m’occuper d’elle pour éviter de surcharger le reste de l’équipe). Elle rentre avec nous au DF ensuite pour encore 3 jours de travail.
La semaine suivante, après les réunions de travail au SBM je file le jeudi-vendredi à San Augustin pour un premier contact avec mes 40 étudiants du mois de juillet (3 jours de cours à donner sur l’administration d’église – Bon Dieu dans quoi je me suis embarquée ??) – non sans rire, joli défi !
Visas :(ske jeme la Suisse!!) toujours une partie de plaisir les procédures de au Mexique… Il s’agit de renouveler – c’est supposé qu’ils ont donc gardés tous les documents de l’an passé – mais non il faut tout recommencer… refaire le formulaire « basique » comprenant des questions genre : quelle couleur est votre peau ? quelle est votre religion ? êtes-vous indigène et de quelle ethnies ? - même les mexicains le disent, le Mexique est super raciste – la carte d’invitation actualisée avec copie du passeport de la personne qui a signé (véridique – elle nous manquait celle-là ce qui nous a valu de faire des téléphones, attendre le mail du scan de Javier, refaire la queue), 3 autres formulaires – 6 photos mode taliban (sans bijoux, les cheveux tirés,…). Bref l’étape suivant c’est revenir 2 semaines plus tard pour « récupérer » le précieux document FM3. En bon suisse on revient 2.75 semaines plus tard… ce que le brave clerc a oublié de préciser c’est que 2 semaines veut dire 15 jours ouvrables ! et que entre 2 il y a eu la semaine sainte avec 2 jours de fériés (là pour la quantité faut un peu deviner car ça dépend des institutions)… « revenez donc vendredi ce sera prêt ». OK (je prends l’avion lundi donc je voudrais bien avoir ma documentation). Vendredi rebelote (1h bus-metro-caminata) on se point à 8h20 pour commencer la file pour être les premiers à rentrer quand les portes s’ouvrent à 9h (et que les employés commencent à arriver et à allumer leur ordinateur – avec leur café et tamale (équivalent de notre café-croissant version Mexique), ben « c’est pas prêt mais comme c’est la date, on prépare le tout et dans 1h30 c’est prêt, allez boire un café ». 2h plus tard on revient. « c’est qu’il y a un problème pour imprimer » mmm pour pas dire que ça a passé sous la pile. Le pire dans ce genre de situation c’est que tu vois les gens qui sont arrivés après toi passer avant et que ben ça ferme à 1h… et que l’heure approche furieusement ! finalement après 3h40 d’attente et de rappel régulier à l’officier en charge qu’on attend et qu’il a dit qu’il irait voir et qu’on l’a pas vu faire un geste… on ressort victorieux avec notre nouveau FM3.
Il semblerait que ça puisse être pire, les Schawver ont attendus de l’ouverture à 3h50 PM.. Question ouverte : bon Dieu ils font quoi des classeurs de documents remplis ? c’est que j’ai l’impression que rien n’est mis en DB, je ne sais pas comment c’est possible de récupérer quoi que ce soit !!- Loisir : nous rentrons en avions le dimanche pour arriver à 6h à la maison afin que je puisse « faire mon numéro » le soir à 7h lors de la représentation des étudiants de mon école de cirque. Tout un cirque quand on a un truc de 5 minutes à présenter et aucune possibilité de l’exercer la semaine d’avant ! J’ai peur !!!!!!!
- Faits divers : la camionnette – la fameuse dont nous parlons régulièrement – a rendu l’âme, paix à son âme… C’est bien sûr sur François que c’est tombé, pas de bol. Les G. ont du mal à faire le deuil, à tel point que maître L. a voulu « tester la morte » et qu’il est resté coincé avec elle. Cette fois j’espère que c’est la bonne et qu’on va ENFIN pouvoir acheter une nouvelle !!! Le meilleurs de l’histoire et que par attachement sentimental (pas trouvé d’autres explications), car l’argent est là et libéré depuis le début de l’année, on a toujours pas de proposition concrète pour la remplacer…
Vous voilà un peu informé, en espérant que vous avez reçu notre lettre de nouvelles… si non oubliez pas de nous le signaler que nous vous ajoutions à notre liste d’adresse !
Retrouvailles avec ma super copine!
Voilà nos amis se sont mariés - pour fêter cela on les avait "convoqués" pour un apéro... occasion de retrouver ma super copine la veuve Clicquot!!! un plaisir.... a partager....
Pour la petite histoire il s'agit du fils des américains qui travaillent avec nous au SBM et de sa copine Mexicaine. Silas a eu une offre très intéressante pour retourner travailler aux USA qu'il n'a pu décemment décliner, mais impossible de repartir sans sa copine. L'option la plus sure c'est le mariage, ni une ni deux ils ont donc filé aux USA pour se marier il y a 2 semaines.... Ils vont nous manquer....
On commence donc notre soirée et débarque Ramona, la maman de Silas de retour des USA. Elle habite 4 étages au-dessus de nous mais c'est retrouvée "coincée" hors de chez elle. Pour cause elle a prêté l'appartement la semaine dernière à des amis et visiblement il y a eu un problème de cerrure.... la pauvre, elle venait déjà de poser une journée à l'aéroport car son premier vol avait été annulé, la moitié de l'avion étant réservé pour des lapins vivants (true story!) ils ne voulaient pas faire voyager les humains avec et dans le second une personne est décédée (true story!) la pauvre..... la seule bonne nouvelle et qu'elle a pu partager ce moment avec nous en attendant que l'on puisse faire venir un serrurier et qu'elle puisse retrouver ENFIN ses appartements!
Voilà pour les dernières nouvelles un peu rigolottes !
Autrement semaine sympathique aussi occasion de faire quelques visites (journée avec les Crinos au parc avant-hier, demain repas avec un étudiant, dimanche visite d'un amis... ) faut profiter quand la ville est endormie c'est qu'une fois par an la semaine sainte!
Une semaine de vacances…
Voilà 1 semaine passée au bord de la plage pour me recharger les batteries, passer du bon temps et rien faire…. - j’ai travaillé ma patience et pratiqué les temps d’attente je me trouve plutôt en bonne progression par ailleurs… - tout cela avec le groupe avec lequel je fais de la danza aera ici au DF.
Tout a commencé le samedi dernier, rendez-vous à 20h à notre centre d’entrainement pour charger les affaires et partir vers les 22h pour voyager de nuit. Bien entendu notre prof qui par ailleurs est un excellent prof mais qui est un peu « désorganisé » - pour ne pas dire carrément – « ne savait pas » qu’il y avait un évènement… donc qu’on ne pouvait accéder au matériel… L’équipe part donc « attendre » chez lui, tout près. Vers 22h il revient chez lui, et nous avise que le chemin est libre. Il décide néanmoins de prendre une douche avant et de manger quelque chose. Départ à 23h30 pour la casa de la cultura (lieu d’entrainement) ou le vigile nous informe que nous ne pouvons plus accéder et qu’il va fermer les portes jusqu’à 8h du matin – c’est la règle – que l’on soit dedans ou dehors…. Bien sûr Pablo (le prof) n’était pas avec nous (oui il avait je ne sais pas quoi à voir - probablement passer à la tienda – et il nous rejoignait sur place) pour parler avec le vigile – pour finir, après avoir appelé le propriétaire on est autorisé à passer pour récupérer le nécessaire, mais la camionnette n’est pas encore arrivée – Pablo appelle le chauffeur qui est à 4 cuadras (hahahaha) et qui arrivera env. 2h plus tard – patience, finalement on peut ENFIN monter le matériel à 3h (oui du matin) et à 4h on est prêt. Sauf qu’il faut encore aller faire pisser le chien… je vous jure… le voyage était long, on arrive à 19h à Zicatela – une plage de Puerto Escondido dans l’état de Oaxaca. Je vous rassure cela en valait la peine !
Sur place, même schéma : pas de plan d’entrainement (oui c’était un camp d’entrainement) ni d’horaires clairs. Après 2 jours j’ai compris qu’en fait on accompagnait le prof et sa copine dans leurs vacances… avec les préoccupations primaires qui s’imposent : bouffe – plage et michelada. Bons on en a profité aussi – on avait un show chaque soir, et l’ambiance entre nous était très sympa. Je vous rassure, plusieurs de l’équipe ont aussi souffert de ce manque de structure et certains ont aussi souffert de venir à 9h sur la plage pour s’entrainer avec le prof qui avait promis d’être là et qui a juste passé rapidement sans donner d’instructions.
Programme :
Dimanche : repas au restau de la plage et montage de la structure
Lundi : mini entrainement dans la piscine le matin (après le petit déj), plage et fonction le soir (j’ai présenté mon numéro de trapèze)
Mardi : heu… tranquile…. Fonction le soir (sans moi) et sortie à la ville de puerto escondido pour manger et boire un verre.
Mercredi : sortie à une autre plage – repas – fonction le soir et « chelear » sur la plage le soir – c’était excellent
Jeudi : annulation de la fonction le soir – sortie pour les motivés, repas et basta pour les autres (les vieux comme moi)
Vendredi : petit entrainement dans la piscine le matin – fonction le soir de la compagnie, démontage et sortie à Mazunte pour voir un show de cirque au centre culturel – repas là-bas et mojitos.
Samedi : attente – attente – attente – départ, arrêt à la plage, repas, attente, montée dans le bus, 19h de route (bouchons) et arrivée ici dimanche à 16h. Décharger le matériel, debrief (Mexican style : j’écoute mais c’est pas ma faute et vous aviez qu’à être à l’heure – c’est à vous d’attendre la camionnette (ou le prof) et pas l’inverse… - il n’a pas tout tort, mais nous habituer à systématiquement avoir 30 minutes de retard n’aide pas et à la fin les clients c’est nous !). Heureuse de retrouver mon mari. J’aime toujours pas les mascotes (les chiens entre autre, surtout quand ils vomissent dans le bus). J’adore la danza aera. Oui j’ai un peu de bronzage. Et enfin, j’aime toujours pas la désorganisation mexicaine. C’est désolant de savoir que le Directeur de l’école ait pu prendre de manière, de mon point de vue d’occidentale, tant légère en termes d’organisation l’évènement et quelque part de constater son manque de respect envers les participants (qui paient) et parents qui lui font confiance (heureusement ils ne savent pas), surtout en sachant qu’il y a avait tout de même 2 mineurs avec nous...
C’était aussi reposant de passer 7 jours avec des gens de niveau social moyen- élevé qui peuvent voyager (beaucoup d’entre eux du moins) et étudier, avoir des conversations « normales » et même quelques-unes en français avec Rachel qui revient de 1 années en France à Nice comme jeune fille au pair. Bref pour une fois des vacances des vraies. Suis EN-CHAN-TEE.
PS : bon OK on est là pour bosser mais pour info on a passé 16 jours sans congés d’affilée dont 4 avec la délégation du DM (c’est du 22h/24h) donc ce n’est pas qu’on ne bosse pas c’est que c’est la semaine sainte et venez une fois au Mexique à la semaine sainte : tout est fermé !!! Les gens le passe en famille et comme vous êtes en Suisse, qu’il y a 7h de décalage et que vous aussi vous passez pâques en famille…**
PS 2 : par ailleurs pour ceux qui pensent qu’on bosse modérément, c’est vais que en terme d’horaire c’est cool mais c’est drôlement stressant de ne jamais savoir à l’avance, de jamais pouvoir compter sur le respect de la planification, même légère… défi pour un suisse. Séb vous en dira des nouvelles (hihi).
PS 3 : quelques photos – voir album. J’espère arriver à transférer le film depuis mon I-phone sur le PC pour vous le partager, sans garantie.
** Tiré de http://www.legrandjournal.com.mx/la-une/le-mexique-en-bref-lundi-9-avril-2012
"Semaine Sainte : entre divertissements et recueil religieux
Calme dans les villes et hyperactivité sur les plages et autres sites touristiques, c’est ainsi que l’on pourrait résumer la situation du Mexique la semaine dernière avec la célébration de la Semaine Sainte, vacances par excellence des Mexicains, qui profitent du jeudi et vendredi saints, jours fériés établis par la loi, pour cumuler quelques jours de vacances et sortir de leur routine.
La Semaine Sainte c’est également pour beaucoup le moment d’une célébration de la foi catholique, partager des moments de communion en famille, et revivre taille réelle la passion du Christ et ses significations. Nombreux sont ainsi allés voir le spectaculaire et théâtral chemin de croix organisée au DF dans la Délégation Iztapalapa où près d’une cinquantaine de jeunes acteurs consciencieusement sélectionnées ont fait revivre l’histoire du Christ ; un événement célébré chaque année, qui, pour sa 168ème édition, a été déclaré Patrimoine Culturel de la capitale."
Virée à Iguala - pour le boulot!
Pardon pardon pardon…On ne vous a pas donné beaucoup de nouvelles ces derniers temps… donc pour reprendre un peu ou on en était (oui encore une fois je vais faire court – juste histoire de vous tenir au courant)
N. notre cheffe du DM est arrivée ce matin par avion de cuba avec 2 assesseurs pour l’évaluation institutionnelle. Le marathon de 3 jours a donc commencé aux aurores puisqu’on s’est levé à 6h30 (on est au Mexique je vous rappelle qu’ici une journée ne commence pas avant 9h normalement) pour aller chercher la petite équipe à l’aéroport et les emmener sur le terrain. L’avion avait 1h de retard, ce qui nous a laissé le temps de déguster un café avant de commencer. La journée s’est bien passée – comme d’habitude sans avoir de moment pour souffler mais bien. Nous venons de les laisser à leurs appartements et attendons à tout moment de les voir débarquer chez nous pour attaquer la fin de journée.
Entre temps, François a donné son atelier avec les jeunes sur l’image. Titre : « information, désinformation et pouvoir de l’image » à Iguala le week-end dernier. Environs 25 jeunes y ont participé et créé leur propre pochoir à leur effigie pour aller sprayer et faire les voyous dans toute la ville (système de stencil qui permette de reproduire rapidement une image). C’était une réussite, François est très fier.
Bien entendu une visite d’église ne se limite JAMAIS à un atelier. Nous sommes arrivés le vendredi soir à Iguala où on fleuretait avec les 30C° pour participer à une séance de cinéma dans un café de la ville organisé par l’église. Après la discussion, visite du projet « café et pain » devant l’hôpital public ou chaque semaine des équipes se mobilisent pour préparer et distribuer en-cas et prière pour les gens venus en consultation d’urgence. L’attente peut durer des heures, bien que ce soit les urgences… Le lendemain nous avons visité le projet de dispensaire dans la zone défavorisée de la ville. Chaque semaine il s’y proposer des consultations gratuites, occasion pour les 2 médecins et leur équipe de faire de la prévention et de l’évangélisation auprès de cette population très précaire. Nous sommes également reçus par le frère propriétaire du lieu qui ouvre chaque samedi matin un de ses salons qui se transforme grâce à 3 tables et 2 grands draps en cabinet médical. Il nous partage que l’avant-veille il a reçu des menaces téléphoniques des Zetas, un groupe très actifs et très violents dont la spécialité est de séquestrer et tuer des gens contre rançons, celui-ci, d’une foi impressionnante leur a simplement répondu qu’il était sous la protection du très haut et que de facto il se sentait en sécurité. Un bel exemple, nous avons néanmoins prié pour lui… l’activité continue.
Entre 2 ateliers, il y avait aussi le temps de culte. Chose qu’on a tendance à négliger, lorsqu’on est en visite, les communautés s’attendent à ce que l’on prêche… ouille ! Nous sommes pourtant là depuis un moment mais nous n’avons toujours pas quelque chose de tout prêt sous le coude. Comme François était déjà occupé avec sa formation et son activité créative, je me suis retrouvée devant l’audience le dimanche matin… 30C°, le stress je me suis vidée de tout mon liquide en 10 minutes. Le prêche est sur internet pour ceux qui veulent – moi je n’ai pas le courage de m’écouter. C’était simple (voir simpliste) mais j’ai fait plaisir en honorant l’invitation et avec un peu de chance ça nous épargnera la prochaine (enfin je n’espère pas..).
L’autre chose lorsqu’on visite c’est que les frères et sœurs s’arrachent littéralement le privilège de nous inviter à manger !!! On a donc passé 4 jours à passer de maison en maison à déguster toutes les spécialités qu’il fallait ABSOLUMENT qu’on ait gouté avant de rentre au DF – le Tepache ananas fermenté – qui se sert naturellement qu’en 700ml individuel…. Entre nous bien meilleur que les « agua de frutas » qui souvent contiennent plus de sucre que d’eau ou de fruits.
Ceci dit, c’était une expérience très intéressante et très ressourçante car la communauté au final est très proche de celle que nous trouvons en suisse, tant au niveau doctrinal que de vie communautaire, ça nous change bien de ce que nous côtoyons habituellement au DF ou à Chimalhuacan.
PS : priez pour nous pour les 2 jours qui viennent… suis un peu sous tension !
Le ridicule avance masqué
Quand je rentrai en Suisse et qu'on me demandera quel a été mon meilleur souvenir du Mexique, je ne dirai pas les rencontres, ni les sites Maya et encore moins le séminaire. Non les copains... mon meilleur souvenir restera gravé dans ma mémoire avec force strass et paillette. Mon meilleur souvenir est sans conteste:
LA LUCHA LIBRE! (bon sang! Mais j'ai quoi a crier comme ça moi?!)
Vendredi on est allé voir un spectacle de lucha libre a l'Arena Mexico avec Mario et Yuli. Vous me direz surement que ça doit ressembler peu ou prou au cash ricain et que des mec en slip qui se battent c'est pas très drôle.
Adorable ignorant.
La première différence est que cela reste de la lutte, donc il y a des clé et pas juste des faux coup de poing. La seconde différence est qu'il y a plus de “cascades”. De prise aérienne. Genre, le luchador appelé Sombra monte sur les cordes du ring et fait un saut périlleux arrière pour retombé sur son adversaire situé, non sur le ring, mais en bas du ring soit quasi 3m plus bas. Et la troisième différence, et non des moindres, l'habillement. Les luchador ne sont pas des bêtes types en slip. Ooooh non... Ces type feraient passer Travolta dans la fièvre de samedi soir pour un gothique. Ils débarquent avec des masque brillant, avec de grande cape plein de paillettes, des costumes digne des meilleurs films de Bioman. Ces mec n'ont pas peur du ridicule et n'hésite pas a jouer la carte de l'auto-dérision! Il y a 2 type de luchador: les techniques et les rudes. Je vous laisse deviner qui sont les méchant et qui sont les gentils. Bref une soirée a hurlé de rire tellement les luchador sont géniaux. Le prochain à débarquer de Suisse, il ne va pas y coupé, il y aura la soirée Lucha libre.
Seul bémol, on m'a confisquer mon appareil photo a l'entrée, donc les photo ne sont pas de moi.
Petit jeu: une petite référence bédéastique s'est glissé dans le post, si tu la trouve je t'envoie un masque de luchador!
Dans le jus...
Bonjour tous, on vous oublie pas on a juste pas eu le temps d'écrire.... sous le jus....
Bon en 3 points (promis promis un post cette semaine - ferai des heures extra-sup - les sup je les fais déjà)!!! Ca vous laisse un peu de suspens pour la suite.
Donc Maman est repartie hier soir, on l'a accompagnée à l'aéroport et elle a passé (presque) sans encombre le premier contrôl, à priori elle a pu monté dans l'avions, je devrais avoir un SMS incessament sous peu. On vous l'a donc "renvoyée en suisse". Détail de nos aventure dans le prochain post - et bien sure quelques photos de lieux incroyables pour vous dégoûter un peu et vous dire qu'on sait aussi un peu profiter des bonnes choses de Mexico.
Boulot: on essaie de suivre - comme on a pas mal jongler entre les visites et le job ben on a un peu laissé de côté le reste... mais on gère.
Prochaines dates fatidiques: l'atelier sur l'impact de l'image qu'on donne le we prochain (17-19 mars) à iguala avec les jeunes (faut qu'on prépare on fera ça sur notre 1/2 jour de "rien dans l'agenda" demain PM) et le 23 mars: visite de Nancy (DM) et évuation des suisses de notre travail et de l'organisation SBM - du chaud très chaud!
Perso: Pas encore de burnout en perspective mais on cherche un jour de repos commun - c'est pas encore gagné. On vient de revoir l'agenda.... mmmm => SVP prière d'accepter les 6 semaines de vacances le 11 mars.
A+ faut que je me sauve.
Nicole et le temple du soleil
Ma belle-mère Nicole est arrivée avec arme et bagages (et surtout du gruyère) mercredi dernier. Je dois dire que je m’inquiétais un poil pour son passage à l’immigration mexicaine, ma belle-mère ne parlant pas espagnol et n’ayant pas voyagé depuis belle lurette (d’ailleurs petite parenthèse… vous connaissez l’histoire de belle lurette et de Saint Glinglin ? Si vous êtes sage je vous la raconterai un jour bande de fripon !). Fausse alerte, les charmes ravageurs de Nicole ont suffi à lui ouvrir en grand les portes de notre merveilleux pays. Bon soyons honnête, Nicole a une bonne bouille de gringa et le Mexique n’est pas un pays a emmerder la 3eme source de revenu du pays!
Pour bien la mettre dans le bain, le jeudi on l’a embarquée dès l’aube mexicaine (10 heure du matin) à Chimalhuacan. On y a passé la journée et une partie de la soirée. Melo devait parler devant un parterre de sommité d’Efesios 2 :20 en soirée. Nous sommes donc rentrés vers 11h du soir. Le lendemain je l’ai embarquée pour aller au centre. Au programme visite de la cathédrale, des fresques de Diego Riviera et de notre fabuleux métro, et surtout l’incontournable bouffer un tacos sur un stand de rue. Résultat le lendemain, vous vous en doutez, malade. Du coup, moi en beau-fils solidaire dans l’échange nord-sud, je tombe aussi malade, et pire qu’elle en plus. Bref le voyage à Puebla (dis-voir Nicole, tu peux arrêter de regarder sur mon épaule, j’ai l’impression que tu veux me censurer!). Je disais donc, le voyage à Puebla prévu avec Melo est tombé à l’eau et du coup, moi en beau-fils solidaire, mon voyage à San Cristobal pour visiter une communauté, ou il doit y avoir une école de menuiserie, a carrément coulé dans une calanque grecque.
Dimanche, Nicole et Melo sont allés visiter Téotihuacan, site archéologique avec plusieurs pyramides. Moi j’ai préféré visiter mon lit. A ceux qui trouvent que je suis une petite nature, pour ma décharge ça fait maintenant 1 mois et demi que je me traine une sale crève. Mais rassurer vous mes bon amis, demain je vais chez le médecin qui j’espère me donnera plein de drogue… Heu médicaments.
Schizophrénie mexicaine – suite
En ce moment c’est un peu la galère… en plus des activités de terrains nombreuses (rien que la semaine dernière, pas moins de 3 visites à Chimal sans compter celle de hier…) ben il fallait prendre un peu de temps pour faire notre « évaluation annuelle » - tâche à laquelle nous nous sommes attelé samedi et qui nous a pris pas moins que toute la journée… 13 pages pondues de mon côté, 9 chez François, 2 ordinateurs allumés, la table remplie de notes, bien quelques litres de cafés du chiapas, des biscuits et une bonne dose de pulque en fin de journée, ça fumait !
Bon petite note intéressante dans le processus, dans la rubrique « Quelles ont été les expériences faites cette année sur le plan de la religion et de la spiritualité, dela problématique Genreou autres thèmes spécifiques liés à l’affectation ? » (selection décidé de vous épargner les 13 pages) je notais : « Les expériences les plus fortes de cette année sur le plan de la problématique de genre ont été sur le ter-rain. Dans le contexte de Chimalhuacan, la vie sociale est effectivement menée essentiellement par les femmes. Les hommes, dont la majorité ont un travail en ville quittent le foyer aux aurores et ne rentrent que tard la nuit, leur présence n’est que trop limitée (en moyenne les congés sont d’un jour par semaine) pour avoir un impact réel dans les activités locales. Malgré cette situation et l’engagement des femmes, il est impressionnant de constater le machisme régnant encore dans les milieux avec lesquels nous travaillons.
Les femmes bénéficient de très peu de reconnaissance. Beaucoup tombées enceinte jeunes n’ont pas pu terminer leur scolarité, réduisant d’autant leur auto estime (il est impossible d’obtenir un travail un tant soit peu qualifié sans le niveau « préparatoria ») ; le rôle de la femme n’est que très peu reconnu au sein des églises où le pastorat et la diaconie sont en large majorité laissés aux hommes, laissant aux femmes les ministères infantiles et d’intendance. De manière très visible nombreuses sont les femmes à porter jupes et voiles lors des cultes, vêtements qu’elles n’abhorrent par ailleurs absolument pas en dehors de ceux-ci. Les milieux qui se disent les plus « libérés » se sont avéré les plus traditionalistes bien que les symboles catholiques aient été bannis des églises. »
Et dans la suite « Jusqu’ici quelles sont les constatations et les expériences les plus importantes de l’affectation ? » « Cette année a été riche d’expériences et c’est avec une joie d’autant plus grande que j’ai pu être témoin d’un certain nombre de changements marquants dans cette reconnaissance des rôles féminins. Récemment lors d’une célébration proposant le renouvellement des comités des différents ministères de l’église, nous avons constaté que jupes et voiles avaient réduits significativement et que la majorité des rôles ont été confiés en mains féminines.
Le chapitre de la reconnaissance des genres demeure ouvert, mais je reste convaincue que le travail de fond doit être fait avec les femmes, c’est en effet elles qui tissent réellement le tissus sociétal de demain à Chimalhuacan.
Je me rends compte avec le recul que j’ai probablement fait une entrée un peu brutale : femme, sans enfant avec une formation universitaire, prenant la voix et n’hésitant pas à questionner certaines pratiques, comportement largement admis en suisse mais détonnant ici. Ma chance a été d’être étrangère (de culture différente) et de travailler avec la base et non avec la tête des églises, ce qui a permis de ne pas fermer les portes et de tisser des relations fortes avec les femmes qui aujourd’hui permettent une certaine franchise d’expression. »
C’était vrai jusqu’à dimanche…. Après le culte de NJ à 10h suivit de celui des Méthodistes à 12h et du repas communautaire, une visite pastorale nous avons clôturé la journée avec le culte d’Efesios 2 :20 de 17h-19h. C’était le premier depuis les baptêmes de la veille, le pasteur s’est senti obligé de refaire un tour des « devoirs » du chrétien (comme l’obéissance au pasteur) et que de faire l’apologie de l’amulette magique des « versets appris par cœur qui te protègent du diable et de ses tentations » un catastrophe, une liste de 20 versets dans tous les sens sortis de leur contexte et avec une connotation « magique » qui nous file des boutons. Femme voilées (enfin c’est pas des bourcas quand même y’a plein plein plein de trou mais ça reste un filet sur la tête) et en jupes. Hommes en training (cherchez l’erreur) !
Du coup, le lundi, je pose quand-même la question à la leader de l’église que j’accompagne depuis un moment qui est aussi la fille du pasteur : « que signifie le port du voile pour toi ? » elle me dit que cela fait partie de la liturgie de l’église et que par respect pour papa elle le porte ainsi que la jupe… La bible recommande bien le port dans certain passage (cor,…) mais précise aussi que les cheveux longs font l’affaire et Paul parle aussi de liberté… c'est pas obligatoire, chacun fait comme il le sent, elle-même bien que respectant la règle n’est pas prête à l'enseigner mais si papa le fait c’est son affaire. Pasteur tout puissant vous avez dit ???
Oui le choc culturel a fait cheminé l’église (confirmé hier avec la leader en question), ne nous bornons donc pas à ces détails liturgiques, le plus important demeure le fond. Et pour nuancer la chose je vous rappelle que ce débat est aussi d’actualité dans nos églises évangéliques en suisse…. Ne pas juger trop promptement svp.
L'autre côté du miroir
Bon. C’est vrai que je n’ai pas beaucoup écrit ces derniers temps. Vous comprendrez bien qu’on s’est installé dans une routine et qu’une routine n’a rien de bien palpitant. Et puis avec le temps les découvertes se font plus rares, les désillusions aussi, on s’habitue à tout… Demain Je vais a Chimalhuacan, à l’église Efesios 2 :20, pour faire un micro-atelier ou je vais faire des boîtes à crayon avec des gamins. C’est la 1ere fois que je fais ça et ça devrait se suivre sur 3 samedi. Ca me permettra de voir si le concept micro-atelier fonctionne et si je peux le reproduire pour d’autre église.
Savez-vous à quoi voit-on qu’il y a bientôt des élections au Mexique? Eh bien quand on est arrivé à l’église Efesios 2 :20 dimanche dernier (voir le post précédent ou Melo me passe la pommade… Merci chérie moi aussi je t’aime…) Il y avait de gros slogan à la gloire du PRI (Le PRI est le Parti Révolutionnaire Institutionnel. C’est le parti unique issue de la révolution de 1911 et qui a gouverné le pays pendant 70 ans (Et parenthèse dans la parenthèse, la révolution mexicaine, contrairement à d’autres révolutions (Chinoise, Russe, Française… (Faut vraiment que j’arrête les parenthèses !!!)) Est la seul d’où n’est sorti aucune idéologie, sinon juste un parti qui a fait mains basse sur les richesses du pays et qui risque très vraisemblablement de revenir au pouvoir cette année. Bon faut dire que son grand rival le PAN (le parti qui a pris le pouvoir pour la première fois en 2000 et qui y est resté depuis, après 60 ans de monopole PAN) n’a pas fait mieux. Le seul avantage que voient les Mexicains est que la violence va diminuer… Bah oui le PRI a des vieux accords avec les cartels et ne reculera pas pour négocier avec eux. Bon du coup je me suis perdu dans mes parenthèses, donc pour faire bonne figure je vais en mettre plusieurs !!))))) sur les murs extérieurs de l’église, l’église a été repeinte de neuf, il y a des nouveaux rideaux, ils ont pu faire le toit d’une de leur maison et commencer à construire à l’autre bout du terrain un nouveau salon avec le matériel reçu en échange du brave slogan. Eh oui, les élections mexicaines sont les élections les plus chères au monde. Tous les parti en période préélectoral inondent le Mexique d’argent pour bien se faire bien voir alors que pendant les 6 ans de leur mandat ils ont été plutôt occupés à détourner l’argent publique. Juste retour des choses me direz-vous… Et qu’ils seraient bien bête de refuser et puis les Mexicain ont appris à attendre les élections pour que le gouvernement les arrose. Du coup ils ne prennent pas ou peu d’initiatives, ils attendent la manne. Bien sur tout ce que je raconte, je ne fais que le déduire, d’après ce que je vois, de ce que je discute, de ce que je lis à droite et à gauche. Je ne suis pas journaliste, je n’ai pas fait d’enquête approfondi! Et puis les gens d’Efesios ne vont pas tout nous raconter. Après tout nous sommes des occidentaux, qui plus est des Suisse, avec une idée bien précise de ce que devrai être la démocratie… Mais finalement est-ce vraiment de la démocratie quand on sait que généralement c’est celui qui fait plus de pub, donc qui a le plus de moyen financier, qui a le plus de chance de gagner? Mitt Romney en Floride… Les partis Suisse que se plaignent que L’UDC a trop de moyen pour faire sa pub… Et combien d’autre… Et moi perdu là-dedans qui va essayer de faire des micros-atelier pour titiller la créativité des gamins et tenter de leur apprendre qu’on peut faire beaucoup avec 10 doigts et de l’imagination.
Bon comme je ne l'ai pas posté a temps, mon atélier a eu lieu hier. Il s'est bien passé, bien que c'était bordélique a gérer 12 mômes qui veulent tous clouer en même temps alors qu'il n'y a que 3 marteaux!











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